La formation professionnelle se modernise

L’Assemblée nationale a adopté le 7 février dernier en première lecture le projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale. Ce texte crée le compte personnel de formation (CPF) qui suit le salarié tout au long de sa carrière, y compris pendant sa recherche d’emploi.

Ce compte est plus favorable que le droit individuel à la formation (DIF), qu’il devrait remplacer à compter du 1er janvier 2015, car il au permet au salarié d’acquérir 24 heures de droit à la formation par année de travail à temps complet avec un plafond de 150 heures, contre 20 heures actuellement avec un plafond de 120 heures. Les droits au DIF détenus par les salariés seront transférés sur le CPF. Ce compte pourra en outre être abondé par l’employeur, un organisme paritaire collecteur agréé, ou encore par Pôle emploi.

Ce dispositif sera doté d’environ 1,2 milliard d’euros par an (contre environ 200 millions pour le DIF) et sera adossé aux autres dispositifs de formation existants, ce qui permettra d’augmenter le nombre de formations qualifiantes pouvant être financées et effectivement suivies. Ce compte ayant pour objectif la sécurisation des parcours professionnels, il sera utilisable pour des actions de formation principalement qualifiantes ou figurant sur des listes élaborées par les branches professionnelles, soit au niveau interprofessionnel par les partenaires sociaux, soit par les régions.

Le CCAP se réjouit de l’adoption de cette réforme de la formation professionnelle, qui permettra aux travailleurs précaires que nous sommes de bénéficier d’un meilleur accès à la formation et facilitera ainsi nos évolutions de carrière.

Compte-rendu de la réunion sur l’offre de formation du CNFPT

Plusieurs représentantes du Centre National de la Fonction Publique Territoriale sont venues à l’Assemblée nationale le 29 janvier pour nous présenter l’offre de formation du CNFPT, les opportunités de carrière au sein de la fonction publique territoriale, les concours permettant de l’intégrer et les formations préparant à ces concours.

Les deux concours les plus susceptibles de nous intéresser sont ceux d’attaché territorial et d’administrateur territorial, accessibles respectivement à partir de bac+3 et de bac+5, que nous pouvons préparer grâce à des formations à distance ou en présentiel.

Le CNFPT propose également des formations en région et un dispositif de perfectionnement professionnel dans quatre domaines : droit parlementaire, Union européenne, presse et communication, rédaction administrative.

Si ces formations vous intéressent, vous devez vous inscrire auprès de la division de la Gestion financière parlementaire avant le 28 février pour les formations à distance, et au minimum deux mois avant qu’elles ne débutent pour l’ensemble des autres formations. L’Assemblée nationale finance les 5/6 du coût de ces formations, le 1/6 restant étant à la charge des collaborateurs (cliquez ici pour consulter le tableau).

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site du CNFPT, 577 , ou à nous contacter.

L’équipe du CCAP

Egalité femmes-hommes, des avancées

Les député-e-s ont adopté en première lecture le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, la majorité parlementaire se prononçant massivement pour et l’opposition s’abstenant : 359 député-e-s pour, 24 contre, 161 abstentions.

Ce texte comprend de nombreuses avancées pour les droits des femmes notamment la lutte contre les violences, l’amélioration de l’accès aux postes à responsabilité, le renforcement des sanctions pour le non-respect de la parité ou encore la lutte contre la précarité dont le temps partiel subi est l’une des composantes.

Plus de 20 ans après la loi de 1983 d’Yvette Roudy sur la reconnaissance de l’égalité professionnelle, le texte vise aussi à renforcer les moyens d’actions pour parvenir à une égalité effective, à l’heure où l’écart salarial entre les hommes et les femmes est encore de 27% dans le privé et le semi-public.

Enfin, le projet comporte des dispositions visant à favoriser l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, en étendant certaines protections aux hommes et en les impliquant davantage. En 2013, l’INSEE indique, en effet, que seuls 12% des pères ont en effet modifié leur temps d’activité au-delà de leur congé de paternité.

En tant que salarié-e-s, collaborateur-rice-s d’élu-e-s, ces dispositions nous concernent et auront des effets sur nos droits. Continue reading